Article published In: Reinardus: Yearbook of the International Reynard Society
Edited by Brian J. Levy and Paul Wackers
[Reinardus 9] 1996
► pp. 189–204
Perception de la verticalité végétale par les animaux dans le Roman de Renart Chesne
Signifiant, signifié et valeurs symboliques
Published online: 31 December 1996
https://doi.org/10.1075/rein.9.15zem
https://doi.org/10.1075/rein.9.15zem
Résumé
Dans le Roman de Renart, les animaux prennent le pouvoir et contestent l'élaboration anthropocentriste d'un univers désormais zoocentriquement conçu. C'est que l'observatoire du Renart n'est plus plaine, rappelant l'idée d'une étendu défrichée et donc domestiquée par l'homme, mais bois, réceptacle de sens et de symboles perdus. Or bois transmet ses spécificités dénotatives, comme l'obscurité, et connotatives, comme la trivialité et la sécurité, aux composantes d'un paysage reconquis et réorganisé au gré de preceptions animalières qui nous renvoient l'image d'un monde scindé en deux sphères, l'une noire et euphorisante, l'autre désolée et génératrice de dysphoric Mais de tous les métonymes du bois, plongeants avec les vallées puis verticaux avec les monts et les arbres, le chêne est l'élément le plus représentatif. C'est ce que nous démontrons, lexicologiquement puis herméneutiquement.
