In:Estudis lingüístics i culturals sobre Curial e Güelfa: Novel·la cavalleresca anònima del segle XV en llengua catalana
Editat per Antoni Ferrando
[IVITRA Research in Linguistics and Literature 3] 2012
► pp. 243–252
Curial e Güelfa
Une voie philosophique et poétique
Article language: French
Published online: 19 December 2012
https://doi.org/10.1075/ivitra.3.12cou
https://doi.org/10.1075/ivitra.3.12cou
Dans l’énigmatique roman Curial e Güelfa le personnage de Melchior de Pandone s’épuise à opérer la conciliation ou la coïncidence des opposés, d’une part la courtoisie, l’élégance et la force païenne, de l’autre, la puissance intransigeante, religieuse et chrétienne. L’analyse de trois épisodes importants du récit permet de comprendre que c’est grâce à Melchior, humaniste stoïcien sur fond de platonisme et de christianisme, que le héros Curial, de courtisan qu’il était, devient prince et seigneur, maître de lui-même et capable de s’adjoindre la puissance intransigeante, religieuse et chrétienne, grâce à une morale stoïcienne qui a su préserver la supériorité du platonisme et, en fin de compte, du christianisme. Dans la ligne de Macrobe, Melchior de Pandone représente ainsi la voie de philosophes et de poètes comme Marsile Ficin, Politien, Pic de la Mirandole, qui sont ses contemporains.
