Traduction politique [Political translation Political translation]
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En abordant la traduction politique, on peut envisager deux sujets d’étude : la traduction des textes politiques et la traduction en tant qu’énoncé politique. Dans les deux cas, le sens de l’adjectif « politique » est au cœur de l’analyse. Avec Chilton et Schäffner (1997 : 212), nous avançons qu’un texte ou un comportement sont susceptibles d’être politiques s’ils participent à un jeu de pouvoir ou à une action de résistance. Ainsi, les textes sont politiques lorsqu’ils sont composés par un homme politique, mais aussi lorsqu’ils entretiennent une forme de lutte de pouvoir. La traduction d’une allocution politique, d’une pièce de théâtre controversée ou d’un éditorial sont autant de bons exemples de textes politiques traduits. Lorsqu’elle est considérée comme un acte politique, la traduction couvre un vaste ensemble d’éléments, dont la traduction engagée, la traduction féministe et la traduction cannibale. Par ailleurs, la traductologie peut elle-même verser dans la politique si l’analyse prend part à un débat. Pour des raisons d’espace, la présente contribution traitera principalement de l’analyse des textes politiques. Cependant, les thèmes que sont les Genres et la traduction [Gender in translation], les Approches engagées [Committed Approaches and Activism] et les Traduction et littératures postcoloniales [Post-colonial literatures and translation] sont tous associés à la traduction en tant qu’énoncé politique.