Musique et traduction
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Ce n’est que récemment que les traductologues ont commencé à porter leur attention à la traduction de textes musicaux ou, selon les termes d’Harai Golomb, à la traduction de textes liés à la musique (2005 : 121–162), une des raisons étant sans doute les défis méthodologiques posés par la recherche dans ce domaine. En effet, ce domaine redessine les frontières traditionnelles entre traduction , adaptation ou réécriture, en plus de remettre en question des concepts fondamentaux comme « la paternité de l’œuvre » ou « le texte source » et requiert manifestement une approche multidisciplinaire (Susam-Sarajeva 2008 : 188–189). La publication récente de trois monographies a enrichi le corpus relativement mince d’articles consacrés à la musique et traduction, et témoigne de l’intérêt croissant des chercheurs pour ce thème. Les ouvrages de Gorlée (2005) et Susam-Sarajeva (2008) démontrent que la traduction de textes musicaux dépasse largement le contexte de l’opéra. À ce propos, elle peut prendre différentes formes telles que la traduction (littérale) de livrets de CD ou de librettos de traductions chantées, la réécriture de paroles de chansons, ainsi que le sur-titrage, le sous-titrage ou le doublage . Par ailleurs, Minors (2013) étend le concept de traduction en s’intéressant à l’influence de la musique ou des arts visuels sur le texte. Dans cet article, la traduction musicale sera présentée dans son ensemble. Puisque la traduction d’opéras sous toutes ses formes a reçu beaucoup d’attention, elle y occupera une place centrale. Il sera également question de la traduction de chansons et de comédies musicales.