Éthique et traduction [Ethics and translation]
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Les dictionnaires mentionnent que le mot « éthique » réfère à un ensemble de valeurs qui permettrait d’aider à déterminer si une action est « bonne ou mauvaise ». Une éthique de la traduction porte donc nécessairement sur la manière moralement acceptable d’exécuter cette tâche consistant à réécrire un texte dans une autre langue. Bien que toute conception de la traduction implique une certaine notion de la déontologie du traducteur, le mot « éthique » demeure absent de l’histoire du discours sur la traduction parce que l’éthique du traducteur a généralement été tenue pour acquise. Puisque la traduction a été perçue comme une tâche pour laquelle l’on aspire à reproduire le texte original le plus fidèlement possible, la pratique éthique a alors été perçue uniquement en fonction de la fidélité vis-à-vis du texte original et de son auteur.