Anglais comme lingua franca et traduction
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La propagation de l’anglais dans le monde, et ce, dans de nombreux contextes et genres, représente une des transformations les plus marquantes à ce jour dans l’usage des langues. Cette situation a des répercussions sur la traduction. Un récent dénombrement des langues sources effectué par la Direction générale de la traduction (DGT) de la Commission européenne (2009), démontre que près de 72,5 % des textes traduits par la DGT (y compris les textes provenant hors de la Commission) étaient rédigés en anglais, non pas par des natifs de langue anglaise, mais plutôt par des locuteurs de l’anglais lingua franca (ALF; « English as a lingua franca » en anglais ou ELF). Ce que cette multiplication de textes en ALF signifie pour la traduction, ainsi que pour les traducteurs, n’est que très peu ánalysé (en guise d’exception, voir Taviano 2010). Tentons d’abord de cerner ce qu’est l’ALF réellement.